Ô brume de mer cyclothymique !Comme une urgence climatiqueEtend sa caresse froide et humideJusqu’à nos rivages roides impavidesD’un voile léger langoureusementImpose un silence lourd assourdissantOpaque nous masque tout horizonLe poisson ne mord plus à l’hameçonLa mouette rieuse suspend son volFait le pied de grue le bec dans son colRéduit son cri au « yip » du balbuzardMuselée par cette ouate rempartLa flore éparse frémit à peineCorolles dans l’attente sereineEn quête d’un bref rayon du soleilRetenu par la brume en sommeilLes vagues tranquilles viennent lécherLa rocaille stérile à mes pieds Là, arrêt sur image…car … Je trempe ma plume dans l’encrierDe mes souvenirs d’un beau jour d’étéQui s’estompent à force d’essayageA trop revenir en éclairageSur ce passé mort d’une mort subite…Telle la cochenille parasiteUn traitement radical énergiquePour sauver mes litanies nostalgiquesJuste recueillir leur miellat sucréAfin que mes lecteurs soient honorés… Retour en image…car …A une lieue de ce bel endroitUn ciel d’un bleu lumineux d’un bleu roiBaigné d’un soleil radieux et chaudChapeaute la campagne et ses hameauxSa capitale cité trégoroisePied de nez à la brume discourtoiseRestée figée comme interditeD’aller plus avant parce que mauditeUn curieux face à face contrastéTel un oxymore photographiéJ’imagine une toile de MaîtreUn clair-obscur qu’il faitapparaîtreUne image si prémonitoire…D’hier et d’aujourd’hui …mon histoire@ MLF -le 25/11/2013