Comme autrefois...Je viendrai m’asseoir tout près de toi Là-bas, sur le banc, au bord de l’eau. Nous chuchoterons, comme autrefois Nos mots, à l’abri, sous nos chapeaux.
Nos mains se chercheront, à tâtons… Puis, tu me voleras un baiser... Mes lèvres à tes lèvres s’uniront… Tu m’enlaceras à suffoquer…
Je divague, me noie de larmes… Ma raison d’être, ici bas, sans toi, N’a aucun sens et me désarme Alors, je pleure, j’ai froid…si froid…
Non, je ne pourrai te retrouver Là-bas, sur le banc, au bord de l’eau. Où nous nous sommes à nouveau aimés Une dernière fois…c’était si beau…
Il me reste de toi, tes livres. Je les caresse du bout des doigts… Tes annotations m’aident à revivre La mémoire vive de nos émois…
Après toutes ces années, pas un jour, Je n’ai pu oublier ton sourire J’entends encore ta voix de velours Et, bien pire, tes éclats de rire.
Oh…je voudrais tant te retrouver… Là-bas, sur le banc, au bord de l’eau…. Mais, c’est la Mort qui t’a épousé, Là-bas, sur la route de Saint-Malo.
A Michdu …1962-1991 - par DameYs, vendredi 28 mai 2010, 12:08 "On couche toujours avec les morts..." Léo Ferré